De l’indépendance à l’annexion : le chemin entre deux destins (1790-1795)
Cette troisième partie de notre série sur la Révolution Brabançonne se consacrera à l’analyse de la période des États-Belgiques-Unis. Inspirée en partie par la Révolution américaine, les révolutionnaires s’établissent en gouvernement indépendant du régime autrichien, visant à préserver traditions, privilèges et la religion catholique. Cette épisode d’indépendance contribue à un mouvement distinct de la France et des Etats-Unis, souvent considéré comme marginal dans l’histoire belge, où les tensions entre défense d’un pouvoir local et aspirations réformistes créent une instabilité notable. Cette indépendance sera arrêtée par la valse des invasions autrichiennes et françaises qui mène à l’annexion des régions des Pays-Bas autrichiens à la France en 1795.
(Vers la deuxième partie de cette série)
Les États Belgiques Unis (1790) : d’une Révolution réactionnaire et conservatrice à l’indépendance
La Révolution brabançonne se caractérise par sa brièveté, son unité fragile marquée par des divisions internes, et son conservatisme, contrastant avec les révolutions française et américaine, plus progressistes. Influencée par ces dernières, notamment par la Révolution américaine et la constitution des États-Unis, mais tout en gardant ses spécificités, elle joue un rôle unique dans l’histoire belge. La constitution des États-Belgiques-Unis en est l’expression, contribuant à forger une identité nationale distincte. Comme le note La Gravière de Montmorin (ministre des affaires étrangères français) le 24 aout 1789 : « les patriotes brabançons louent tout ce qui se fait en France ; ils voudraient pouvoir l’imiter parce qu’ils croient que leur cause est la même, quoiqu’il n’y ait pas de ressemblance. » [1]
Contrairement à la Révolution française, menée par une révolte populaire, la Révolution brabançonne naît des institutions locales, soutenue par la noblesse, le clergé et la bourgeoisie, opposés aux réformes centralisatrices de Joseph II. Bien que le peuple soit entraîné, le mouvement reste dominé par des élites conservatrices, ce qui explique sa nature fragmentée. Elle incarne une réaction conservatrice contre les réformes modernisatrices de Joseph II. Cette volonté de retour illustre l’attachement des élites à un ordre ancien et traditionnel.[2] La noblesse et le clergé cherchent avant tout à préserver leurs privilèges, révélant le caractère profondément conservateur et singulier de cette révolte. Il s’agit moins d’un soulèvement national unifié que d’une série de révoltes locales, aux motivations variées mais complémentaires. Le Brabant, bien qu’ayant moins à craindre de la centralisation, se montre le plus attaché aux traditions, tandis que le Luxembourg et le Limbourg restent fidèles à l’Autriche.[3]
Alors que la Révolution française finit par renverser l’Ancien Régime pour établir un système égalitaire, et que la Révolution américaine cherche dès le début à se libérer d’un pouvoir colonial, la Révolution brabançonne ne poursuit pas une transformation radicale. Cependant, entre le 12 décembre 1789 et le 2 décembre 1790, les Pays-Bas autrichiens connaissent une brève période d’autonomie. Le 11 janvier 1790, les provinces libérées proclament la République des États-Belgiques-Unis, une confédération « perpétuelle et irrévocable » affirmant leur indépendance tout en préservant leur identité.
Le nouvel État repose sur des institutions communes, avec un Congrès souverain central composé de 47 députés issus des neuf États. Ce Congrès détient les pouvoirs essentiels : défense, diplomatie, monnaie, maintien de l’ordre. Supervisé par les États généraux, il incarne l’autorité suprême. Inspirée en partie du modèle américain, cette organisation rappelle par son nom et certaines structures la Constitution confédérale américaine, notamment dans le préambule de 1787 et l’article 1 du Traité d’union de 1790 :
« Nous décrétons et établissons cette Constitution pour les Etats-Unis d’Amérique. »[4]
« Toutes ces provinces s’unissent et se confédèrent sous la dénomination d’Etats-Belgiques-Unis. »[5]
Il y a aussi de la ressemblance dans la constitution d’un Congrès d’Etats fédéraux/confédéraux aux pouvoirs assez similaires et la protection de ses Etats des menaces intérieurs et extérieurs. Même si on peut relever ces ressemblances évidentes, il n’y a pas de preuve directe de cette inspiration gouvernementale. Cette ressemblance aux Etats-Unis d’Amérique a peut-être été établie pour rejoindre des buts conceptuelles, l’union et l’indépendance. Le nom « États-Belgiques-Unis » lie ces différentes parties par un trait d’union indiquant ainsi que si les provinces cessent d’être autrichiennes, elles restent unies et belgiques, une sémantique qui échappe à nombre d’historiens.[6]
Cette volonté de conservation crée une certaine unité apparente au sein des Pays-Bas autrichiens, rallié par des figures comme Van Der Noot, des textes fondateurs comme la Joyeuse Entrée, ou encore autour d’emblèmes comme le drapeau tricolore et le lion. D’autre part, à l’époque le vocabulaire autour de la Belgique est déjà de vigueur : le terme « Belges » est peu utilisé, l’adjectif « belgique » apparaît plus fréquemment : on parle du peuple belgique, de l’armée belgique, de la république belgique, de l’Église belgique, du lion belgique, et même de figures emblématiques comme Van Der Noot, surnommé le « Cicéron belgique », ou Van Der Mersh, le « Washington belgique ».[7] Cette usage correspond aux usages plus anciens de « Nederlanden », « Pays-Bas » – toujours au pluriel.
Néanmoins, une forme de conscience nationale belge émerge déjà dans les textes de contestation, bien avant le début de la Révolution brabançonne, comme dans les Remontrances de la ville de Bruxelles (7 mai 1787) :
« Les réclamations pressantes et multipliées, que nous présentons au Public, sont le résultat d’un genre d’alarme générale, unique dans les Annales belgiques. Une Nation florissante, jouissant du plus profond calme, sous la protection des Loix les plus sages, les seules propres à procurer son bonheur […] se voit tout à coup à la veille d’être violemment arrachée de cette heureuse situation, de voir sa Constitution ébranlée, renversée, anéantie ; ses propriétés livrées au pouvoir arbitraire ; sa noble liberté changée en un esclavage désespérant et incompatible avec l’honneur et la franchise qui ont toujours caractérisés les Belges […] »[8]
L’extrait met en avant une identité belge distincte, vue comme une nation unie sous la Joyeuse Entrée. L’auteur critique les réformes de Joseph II, les présentant comme une rupture menaçant la constitution et les libertés. Il qualifie les Belges de peuple souverain, non autrichien, suggérant que les Pays-Bas autrichiens forment une entité politique à part. Cependant, cette identité nationale reste surtout un discours mobilisateur plutôt qu’une réalité politique largement acceptée à l’époque. Cependant, cette union, matérialisée par la création des États-Belgique-Unis, demeure fragile et contradictoire. Les différentes régions, malgré leur rassemblement, conservent leur autonomie et leurs objectifs divergents.

Face à une situation chaotique, avec des conseillers en fuite, des bureaux désertés et des États isolés, les pouvoirs du Congrès des États-Belgiques-Unis sont restés flous en raison de la courte durée de la république et des divisions internes.[9] Un affrontement idéologique entre les Statistes, favorables à un pouvoir central fort, et les Vonckistes, partisans de réformes libérales, a alimenté l’instabilité du régime. Certaines institutions, comme une chambre des comptes ou un département du commerce et des douanes, n’ont jamais pu être mises en place.[10]
La brièveté des évènements relatifs à la Révolution brabançonne et de l’indépendance des Etats-Belgiques-Unis constitue une différence majeure avec les révolutions française et américaine. Selon F. Dumont, la Révolution brabançonne n’est « qu’une révolution en herbe, fauchée dans sa fleur, qu’elle n’a pas pu développer ses extrêmes. »[11] Si elle avait eu le temps de se stabiliser, comme ce fut le cas aux États-Unis et en France, elle aurait pu suivre une trajectoire différente. Toutefois, son élan s’est rapidement épuisé à cause du contexte international et les interventions militaires étrangères qui réduisent progressivement le rôle des acteurs belges dans la suite des événements.[12]
La Belgique entre deux empires : la valse des invasions autrichiennes et françaises (1790-1795)
Le 20 février 1790, Joseph II meurt d’épuisement et de chagrins suite à la perte des régions des Pays-Bas autrichiens : « Votre pays m’a tué. Gand pris a été mon agonie, Bruxelles abandonnée ma mort. Quelle avanie pour moi, j’en meurs ![13] ». Cependant la période d’indépendance est courte pour les Etats-Belgiques-Unis, à peu près l’espace d’une année (janvier 1790 à décembre 1790). La Triple alliance (l’Angleterre, les Provinces-Unies et la Prusse) a orchestrée un retour autrichien aux Pays-Bas pour empêcher une possible alliance entre la France révolutionnaire et Etats-Belgiques-Unis et empêcher la propagation dees idées révolutionnaires malgré la rivalité des puissances comme la Prusse avec les Autrichiens.[14]
Léopold II, succédant à Joseph II dans un contexte troublé, contrairement à Joseph II, qui n’a « ni mérité, ni ne s’attendait à ces réactions révolutionnaires »[15] et peinait à justifier les répressions qui allaient « faire gicler le sang de sujets qui demandent seulement le maintien de leur constitution solennelle ». Face aux dangers émanant de la Révolution française, Léopold II adopte une approche plus prudente, il est plus préoccupé à récupérer les territoires belges en prônant un retour aux « institutions sacrées ». Le 25 janvier 1790, il annonce l’annulation des réformes de son frère et multiplie les concessions pour rétablir l’autorité autrichienne. Dans son esprit, une Belgique indépendante serait une Belgique décadente.[16] La propagande autrichienne cherche alors à délégitimer et démoniser le rôle de Van Der Noot en le présentant comme responsable de la profanation des symboles belges et du passage de la paix à la guerre.

La Triple Alliance et Léopold II exercent une pression sur les Belges pour rétablir le pouvoir Habsbourgeois et les négociations avec le Congrès des États-Belgiques-Unis échouent. Léopold II lance alors la reconquête militaire des Pays-Bas autrichiens avec 30 000 soldats. En novembre 1790, les troupes autrichiennes envahissent le Comté de Namur et occupent Bruxelles sans résistance. Les dirigeants traditionalistes fuient vers la France.[17]
Les exilés belges en France appellent à l’intervention de la France révolutionnaire, mais sans effet. Ce n’est qu’en 1792 que la France déclare la guerre contre l’Autriche et les autres puissances alliées. Après des difficultés initiales, la France remporte la victoire décisive de Jemappes le 6 novembre 1792.[18] La France proclame une politique de soutien aux peuples souhaitant recouvrer leur liberté et envisage de faire de la Belgique une république sœur.[19] Cependant, la victoire autrichienne à Neerwinden en mars 1793 rétablit brièvement le contrôle des Habsbourg. Mais la contre-offensive française, menée à Fleurus en juin 1794, met fin à leur domination. Les anciens Pays-Bas autrichiens sont annexés à la France et intégrés en départements en 1795, une situation qui perdure jusqu’à la libération du régime français en 1814, un avant la défaite de Napoléon à Waterloo en 1815.[20]
Conclusion
La Révolution brabançonne et la brève indépendance des États-Belgiques-Unis révèlent une page à la fois oubliée et marginalisée de l’histoire et de l’historiographie belge. Loin de refléter une révolution progressiste à la manière de la Révolution française, ce mouvement s’inscrit davantage dans une logique de défense des traditions face à un pouvoir perçu comme autoritaire, à l’image de la Révolution américaine. Les tendances révolutionnaires qui avaient existés se sont mêlées à l’élément conservateur, lui-même fortement soutenu par les élites. Si l’influence américaine se manifeste dans l’architecture institutionnelle des États-Belgiques-Unis, cette tentative d’indépendance, aussi éphémère que singulière, dépasse largement le simple mimétisme. Plus qu’une révolution, il s’agit d’un événement unique, incarnant une réaction conservatrice où les trois ordres de l’Ancien Régime convergent pour défendre leurs privilèges, leur attachement aux structures locales, mais surtout l’importance à la Religion Catholique, ciment des Pays-Bas autrichiens. Finalement, ce soulèvement révèle aussi les prémices d’un sentiment national encore balbutiant, non pleinement belge au sens moderne, mais déjà porteur d’un « caractère belge », fait d’attachements communs, de symboles partagés et de résistances culturelles. Entre le rejet des réformes centralisatrices de Joseph II et l’aspiration à l’autonomie, cette période met en lumière toute la complexité d’une identité politique toujours en formation.
Bibliographie
Sources imprimées
- Considérations sur la constitution des duchés de Brabant et de Limbourg, et des autres provinces des Pays-Bas autrichiens: lues dans l’assemblée générale des états de brabant, , s.l., le 23 mai 1787.
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- Traité d’union et établissement du Congrès Souverain des Etats-Belgiques-Unis, 24 novembre 1789 – 30 juin 1790, URL : https://fr.wikisource.org/wiki/Trait%C3%A9_d%E2%80%99union_des_%C3%89tats-Belgiques-Unis (consulté le 14/03/2025).
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Notes
[1] VAN KALKEN, F., Les origines du sentiment anti révolutionnaire dans les Pays-Bas autrichiens en 1789 et ses effets sur la Révolution brabançonne, dans Revue d’histoire moderne, t. 2, n°9, 1927, p. 163.
[2] BEALES, D., Joseph II : Against the world (1780-1790), vol. 2, Cambridge, 2009, p. 514.
[3] DUMONT, F., La Révolution brabançonne et la Révolution hennuyère de 1789, dans Revue du Nord, t. 33, n°129, 1951, p. 29 et 31 ; GODFROID, S., La mobilisation de la population des Pays-Bas autrichiens lors des événements révolutionnaires de 1789 à 1794, Louvain, 2019, p. 18.
[4] Constitution des Etats Unis d’Amérique, URL : https://www.axl.cefan.ulaval.ca/amnord/USA-Constitution1787.htm
[5] Traité d’union et établissement du Congrès Souverain des Etats-Belgiques-Unis, https://fr.wikisource.org/wiki/Trait%C3%A9_d%E2%80%99union_des_%C3%89tats-Belgiques-Unis
[6] VAN DER MERSH, F-M., La Révolution Belgique : Chronique d’une famille entre France et Flandres, Bruxelles, 2000, p. 110 ; VALLAUD, D., Dictionnaire historique, Paris, 1995, p. 146-147.
[7] STENGERS, J., La Révolution brabançonne : une révolution nationale ?, dans Bulletin de la classe des lettres et des sciences morales politiques, t. 3/1, 1992, p. 328.
[8] Remontrance des Nations de la ville de Bruxelles, à Messeigneurs les Etats de Brabant, 7 mai 1787, dans FELLER, Recueil des représentations, t. 1, p. 6.
[9] DUMONT, La Révolution, p. 30.
[10] VANTHEMSCHE, G. et DE PEUTER, R., A Concise History of Belgium, Cambridge, 2023, p. 211 ; DHONDT, Luc, États Généraux et Congrès Souverain des Etats Belgiques Unis, in : Erik Aerts (Ed.), Les institutions du Gouvernement Central des Pays-Bas Habsbourgeois (1482-1795), t. 1, Bruxelles, 1995, 71-77, p. 71-75.
[11] DUMONT, La Révolution, p. 29.
[12] DUMONT, La Révolution, p. 29 ; GODFROID, La mobilisation, p. 18.
[13] VAN DER MERSH, La Révolution, p. 110 ; VALLAUD, Dictionnaire, p. 162.
[14] DENYS, C. et PARESYS, I., Les anciens Pays-Bas, p. 187.
[15] BEALES, Joseph II, p. 517.
[16] BEALES, Joseph II, p. 517.
[17] WILS, L., Histoire des nations belges, p. 120.
[18] DENYS, C. et PARESYS, I., Les anciens Pays-Bas, p. 190.
[19] DENYS, C. et PARESYS, I., Les anciens Pays-Bas, p. 191.
[20] VANTHEMSCHE, G. et DE PEUTER, R., A Concise History, p. 216-217.